Les cellules souches : qui sont-elles vraiment ?
février 18, 2007 on 10:05 pm | In Biotech'Actu | No CommentsNous entendons beaucoup parler des cellules souches et leur utilisation est très souvent critiquée. Mais d’où proviennent-elles ? Et que permettent-elles ?
C’est au 5ème jour de la vie embryonnaire, au cœur d’une masse cellulaire, que des centaines de cellules prolifèrent. Contrairement aux cellules issues des premières divisions de l’œuf fécondé, ces cellules n’ont plus la capacité de générer un nouvel individu. Au cours de leurs divisions, ces cellules se spécialiseront et donneront naissance aux tissus et organes. Parmi elles, certaines resteront immatures, les cellules souches adultes. Ce pool de cellules souches permettra par la suite de renouveler le tissu dont elles sont issues.
Au départ, les cellules sont dites totipotentes de par leur capacité à générer n’importe quel tissu de l’organisme et à leur capacité à donner naissance à un organisme entier. Dans les premières divisions, elles deviendront pluripotentes et se multiplieront à volonté. On les appelle alors des appelées cellules souches embryonnaires. Elles pourront générer n’importe quel type cellulaire. Au fil de leur évolution, elles perdent cette capacité, elles sont alors multipotentes et sont spécialisées dans un type tissulaire. Puis, ces cellules continuent à se spécialiser, devenant des cellules unipotentes, capables de ne donner qu’un seul type cellulaire. Après plusieurs divisions, des cellules ultra-spécialisées, matures, seront à l’origine des organes.
Les cellules souches adultes, fortement associées aux tissus et organes, resteront d’abord dans un état quiescent. En cas de lésion, ces cellules entreront en division, se spécialiseront et permettront la reconstitution du tissu ou organe endommagé.
Cécile De Coster
La double compétence : clé de la réussite
février 4, 2007 on 1:17 pm | In Biotech'Carrière | No CommentsL’atout d’une double compétence est indéniable. De plus en plus d’entreprises embauchent des diplômés possédant cette qualité. Dans les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques, de nombreux emplois requièrent ces profils encore rares (chef de projet, ingénieur R&D, manager européen, chef de produit, ingénieur brevet, consultant, ingénieur technico-commercial…). Choisir de se spécialiser en management, marketing ou en conseil après des études universitaires apporte une réelle valeur ajoutée à un parcours. L’avantage étant qu’en possédant des connaissances scientifiques particulières, on peut ainsi tirer le meilleur parti d’une spécialisation.Â
Il existe actuellement un bon nombre de formation, en France et à l’étranger, offrant ces possibilités. Parmi elles, des masters universitaires ou plus onéreuses, mais très réputées, les grandes écoles
Masters universitaires (l’accès direct après la quatrième année requiert souvent certaines bases ou la un score au TAGE-MAGE)
Master Marketing/Vente (Paris 6) : accessible dès BAC+4, il est réalisable en alternance.
Master Santé publique et Management de la Santé (Paris 6) : accessible dès BAC+4.
Master Droit et Biotechnologies (Tours) : accessible dès BAC+3
Master Qualimapa (Lille) : accessible dès BAC +4, spécialisé dans les sciences de l’aliment.
Master Management des systèmes d’information et ressources humaines (Paris 6) : accessible à BAC+4
Grandes écoles :
Master spécialisé en Management de l’innovation technologique dans les agro-activités et les bio-industries (Reims) : accessible après un BAC +5
L’Institut Supérieur d’Etudes en Alternance du Management (ISEAM) offre différentes formations (Management opérationnel, Intelligence économique et compétitivité…)
IAE, ESC, HEC ou EPITA  proposent de nombreuses formations sur le management des industries de santé en France et à l’international très réputées mais également sur le marketing en biologie et dans les bioindustries.
Master Management et Marketing des Industries de la Santé de l’IMIS (Lyon) : accessible à BAC+4
Management, Biotechnologies et Bio-industries (ISTM, Paris) : accessible à BAC +2.
Formations de professionnalisations (IPROB, Lyon & Reims) : sur 15 mois, dont 12 mois de stage, accessible à BAC+3, BAC +5 et BAC+8.
Cécile De Coster
Un inhibiteur potentiel des tumeurs métastatiques du sein ?
février 1, 2007 on 10:45 pm | In Biotech'Actu | No CommentsLe facteur III de coagulation ou « Tissue Factor (TF) » est surexprimé dans de nombreux cas de tumeurs tant par les cellules tumorales elles-mêmes que par le système vasculaire qui les irrigue. Ce facteur est un acteur important permettant une augmentation de l’angiogénèse, de la prolifération et de la capacité de métastase. Des études précliniques ont montré que l’inhibition des voies de transduction du signal passant par TF limite la prolifération des tumeurs et surtout leur migration. Une équipe de chercheur a démontré in vivo l’efficacité anti-tumorale et anti-métastasique d’un anticorps monoclonal humanisé dirigé contre le Facteur III humain. Un traitement basé sur cet anticorps a permis de diminuer de 99% le nombre de métastases pulmonaires provoquées par un cancer du sein.
Cindy Goudonnet
Le réparosome ça vous parle ?
février 1, 2007 on 10:44 pm | In Biotech'Actu | No CommentsIl existe dans la cellule un ensemble de systèmes spécialisés veillant à la maintenance de l’ADN et regroupés sous le nom de « réparosome ». On distingue plusieurs systèmes de réparation de l’ADN finement régulées tels que la recombinaison homologue, l’excision de nucléotide ou de base, la réparation des mésappariements ou un système moins fidèle, le NHEJ (religation non homologue) qui trouve un rôle dans la diversification des immunoglobulines et du récepteur des lymphocytes T.
L’intérêt porté à ce domaine a redoublé ces dernières années en raison du nombre de maladies génétiques liées à des déficiences de ce réparosome et à son application dans les biotechnologies et plus particulièrement, l’ingénierie des génomes. Actuellement, son rôle ne se limite plus seulement à la maintenance de la stabilité du génome mais offre de réelles perspectives appliquées et industrielles. Détourner cette machinerie afin de cibler les gènes offre un intérêt en thérapie génique. Sa principale application est le ciblage génique qui repose sur la recombinaison homologue.
Le principe est simple : une molécule exogène est introduite dans le noyau d’une cellule et la machinerie de la recombinaison homologue assure son intégration ciblée dans le génome. Ce ciblage se fait par l’apposition sur la molécule de séquences homologues au locus ciblé et des extrémités libres qui l’identifieront comme substrat de la machinerie.
D’abord très appréciée, la faible efficacité du ciblage génique a fortement limitée ses applications. Avec le développement de méganucléases, endonucléases dont la fonction est d’induire de la recombinaison ciblée dans les cellules, beaucoup de méthodes ont pu être développées et sont prometteuses. Introduite en même temps qu’un vecteur de ciblage dans des cellules de mammifères contenant une séquence de clivage, elle permet d’augmenter d’un facteur 100 le ciblage génique.
Cécile De Coster
Intérim cadres
février 1, 2007 on 10:33 pm | In Biotech'Carrière | No CommentsLa mise à disposition d’un cadre, pour quelques mois seulement, est aujourd’hui une pratique de plus en plus courante dans les entreprises. En effet, l’intérim permet aux entreprises de réaliser un projet, sans être pour autant certaines au départ de pouvoir créer un CDI. Cependant, il apparaît également de façon croissante comme un outil de recrutement à par entière.
En réponse à une demande grandissante de la part des entreprises et des candidats, on observe une multiplication des prestataires, notamment Kelly Scientifique, prestataires spécialisés dans le domaine des biotechnologies.
La France, quant à elle, s’est convertie tardivement mais tend à rejoindre le modèle des pays anglo-saxons où cette manière de travailler est largement répandue.
Bénédicte Dubois
En 2007, la France aura-t-elle un Institut des cellules souches ?
février 1, 2007 on 10:27 pm | In Biotech'Actu | No CommentsSoutenu par l’Inserm et en partenariat avec l’AFM et Génopole Evry, Marc Peschanski et son équipe travaillent depuis le 1er janvier 2005 avec pour objectif de prouver la faisabilité et la viabilité d’un Institut des cellules souches consacré au traitement et à l’étude des maladies monogéniques. Ce projet ambitieux et original se nomme I-stem. L’activité scientifique et technologique d’I-stem s’organise en 3 programmes : l’usine cellulaire, la plate-forme d’étude des thérapies cellulaires et le laboratoire de modélisation pathologique.
C’est ainsi un double défi, scientifique et technique que l’équipe d’I-stem doit relever.
Bénédicte Dubois
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